Tout au long de ce chapitre, l’ironie joue un rôle important. La crucifixion et la résurrection de Jésus sont le point culminant de Jean. Les dix premiers chapitres couvrent environ trois ans et demi; les chapitres 11 à 20, en revanche, couvrent environ une à deux semaines.
Les quatre Évangiles présentent la mort de Jésus de différentes manières. Bien que leurs récits soient compatibles, chaque auteur met l’accent sur des points clés qui résonnent particulièrement avec les thèmes de son Évangile. Matthieu met l’accent sur l’accomplissement des Écritures; Marc souligne le parallèle entre le baptême de Jésus et la croix; et Luc se focalise sur la croix en tant que guérison et salut (l’histoire du voleur sur la croix).
Jean, cependant, présente la croix comme l’intronisation de Jésus, particu lièrement liée à l’idée de l’heure, qui est mentionnée à de nombreuses reprises tout au long du livre (Jn 7:30, Jn 8:20, Jn 12 :27). Cette idée d’intronisation est une image ironique puisque la crucifixion était le moyen le plus ignomi nieux et le plus honteux de mourir que les Romains utilisaient. Ce contraste souligne la représentation profondément ironique que Jean présente: Jésus mourut d’une mort ignominieuse, mais c’était, en même temps, Son introni sation glorieuse en tant que Sauveur.
Rendez-vous le samedi 21 décembre 2024 à partir de 9h30 pour l'étudier avec nous en présentiel au 14 rue Roland Thiéry à Epinal
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